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France · Juridiction d'appel · justice administrative

Cour administrative d'appel de Bordeaux

En 2025, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rendu 2 621 décisions, 9 % de moins qu'en 2024. 71 % des décisions dont l'issue est précisée sont des rejets et une affaire est jugée en médiane en 20 mois (respectivement 75 % et 15 mois pour l'ensemble des cours administratives d'appel).

Activité année par année

Cette section suit, année par année, le nombre de décisions publiées par la cour administrative d'appel de Bordeaux, de 2023 à 2025. Ce nombre mesure l'activité de jugement : il ne se confond pas avec le nombre d'affaires enregistrées la même année, car une affaire peut être jugée plusieurs mois après son dépôt.

Le nombre de décisions de la cour administrative d'appel de Bordeaux a diminué chaque année, de 3 069 en 2023 à 2 621 en 2025. En 2025, elle représente 10 % des 27 140 décisions publiées par l'ensemble des cours administratives d'appel (11 % en 2023). La part de rejets est de 71 % en 2025, contre 72 % en 2023 ; le délai médian est de 20 mois en 2025 comme en 2023.

Décisions publiées par année : Cour administrative d'appel de Bordeaux2023 : Décisions 3069 ; 2024 : Décisions 2892 ; 2025 : Décisions 262101,0 k2,0 k3,0 k4,0 kDécisions 2023 : 30692023Décisions 2024 : 28922024Décisions 2025 : 26212025
Décisions publiées par année : Cour administrative d'appel de Bordeaux
AnnéeDécisionsÉvolutionPart de rejetsDélai médian
20233 069–72 %20 mois
20242 892−6 %68 %20 mois
20252 621−9 %71 %20 mois

Séries à partir de 2023, première année complète de publication des décisions de la cour administrative d'appel de Bordeaux. Part de rejets et délai non calculés sous 200 décisions dans l'année.

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Les matières jugées

Les décisions sont classées par matière d'après les textes qu'elles citent : droit des étrangers, urbanisme, fiscalité, fonction publique, logement… Le tableau montre les matières qui occupent la cour administrative d'appel de Bordeaux, la part de chacune comparée à celle de l'ensemble des cours administratives d'appel, et la façon dont la part de rejets et le délai médian changent d'une matière à l'autre.

Le droit des étrangers est la matière la plus fréquente devant la cour administrative d'appel de Bordeaux : 1 099 décisions en 2025 (13 % de moins qu'en 2024), soit 42 % des décisions de la cour administrative d'appel de Bordeaux, contre 51 % pour l'ensemble des cours administratives d'appel. Suivent l'urbanisme (8 %) et la fiscalité (7 %). Les autres matières, c'est-à-dire les décisions sans texte caractéristique, regroupent 23 % des décisions. Parmi les matières d'au moins 200 décisions de la cour administrative d'appel de Bordeaux, la part de rejets va de 76 % pour l'urbanisme à 82 % pour le droit des étrangers.

Part des décisions par matière en 2025
MatièreDécisions 2025PartPart : Cours administratives d'appelPart de rejetsDélai médian
Droit des étrangers1 09942 %51 %82 %6 mois
Urbanisme2028 %4 %76 %–
Fiscalité1967 %8 %––
Fonction publique1877 %6 %––
Environnement et agriculture1054 %2 %––
Collectivités et domaine public783 %2 %––
Droit du travail381 %2 %––
Aide et sécurité sociales341 %1 %––
Marchés et contrats publics301 %1 %––
Santé publique261 %1 %––
Police et sécurité intérieure181 %1 %––
Logement90,3 %0,3 %––
Permis de conduire60,2 %0,2 %––
Éducation20,1 %0,3 %––
Élections10,04 %0,03 %––
Autres matières59023 %19 %50 %22 mois

Matière déterminée d'après les textes cités par chaque décision ; « autres matières » regroupe les décisions sans texte caractéristique. Part de rejets et délai non calculés sous 200 décisions dans l'année.

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Délais de jugement

Le délai de jugement est le temps écoulé entre l'enregistrement de la requête et la décision. Il est résumé par la médiane : la moitié des affaires sont jugées plus vite, l'autre moitié plus lentement ; les quartiles encadrent ce repère. Seuls les jugements et arrêts entrent dans le calcul, pas les ordonnances. Le graphique répartit les décisions de la cour administrative d'appel de Bordeaux par tranche de durée.

En 2025, la cour administrative d'appel de Bordeaux juge une affaire en médiane en 20 mois : un quart des affaires sont jugées en moins de 8 mois, un quart attendent plus de 25 mois. Cette médiane est la même qu'en 2024. Elle est supérieure à celle de l'ensemble des cours administratives d'appel (15 mois). Ce délai est calculé sur 1 562 des 2 621 décisions de l'année (jugements et arrêts, hors ordonnances).

  • Un quart des affaires jugées enmoins de 8 moispremier quartile
  • Délai médian20 moiscontre 15 mois pour l'ensemble des cours administratives d'appel
  • Un quart des affaires attendent plus de25 moistroisième quartile
  • Décisions comptées1 562sur 2 621 décisions en 2025
Délai entre la requête et la décision, Cour administrative d'appel de Bordeaux, 2025< 3 mois : 4 % ; 3-6 mois : 14 % ; 6-12 mois : 21 % ; 1-2 ans : 25 % ; 2-3 ans : 33 % ; > 3 ans : 3 %4 %< 3 mois14 %3-6 mois21 %6-12 mois25 %1-2 ans33 %2-3 ans3 %> 3 ans
Répartition des décisions par durée en 2025
DuréeCour administrative d'appel de BordeauxCours administratives d'appel
< 3 mois4 %4 %
3-6 mois14 %7 %
6-12 mois21 %26 %
1-2 ans25 %45 %
2-3 ans33 %14 %
> 3 ans3 %4 %

Voir aussi les délais de toutes les juridictions

Jugements et arrêts, hors ordonnances (référés et ordonnances de tri), délai compté depuis la première requête enregistrée. Non calculé sous 200 décisions dans l'année.

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Issue des affaires

L'issue résume le sens de la décision. En appel, un rejet laisse en place le jugement contesté, que l'appel vienne du particulier ou de l'administration : la part de rejets ne dit donc pas, à elle seule, qui obtient gain de cause. Le graphique place la cour administrative d'appel de Bordeaux à côté de l'ensemble des cours administratives d'appel.

Parmi les 2 576 décisions de 2025 dont l'issue est précisée, 71 % sont des rejets, 18 % des annulations ou satisfactions de la demande et 6 % des désistements ou non-lieux, qui mettent fin à l'affaire sans jugement sur le fond. Pour l'ensemble des cours administratives d'appel, ces parts sont de 75 %, 17 % et 5 %. Par rapport à 2024, la part de rejets de la cour administrative d'appel de Bordeaux est en hausse de 3 points.

Répartition des issues en 2025
  • Cour administrative d'appel de Bordeaux
  • Cours administratives d'appel
  • Rejet
  • Annulation ou satisfaction
  • Non-lieu
  • Désistement
  • Renvoi ou transmission
  • Autres issues
Répartition des issues en 2025
IssueDécisions 2025PartPart : Cours administratives d'appel
Rejet1 82371 %75 %
Annulation ou satisfaction45918 %17 %
Non-lieu572 %2 %
Désistement1074 %3 %
Renvoi ou transmission1305 %3 %

Décisions dont l'issue est précisée et classée, hors décisions avant dire droit (expertise, instruction).

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Situer la juridiction

Cette section situe la cour administrative d'appel de Bordeaux parmi les cours administratives d'appel : son volume de décisions par rapport à la médiane, les tribunaux administratifs de son ressort et la juridiction de cassation.

Avec 2 621 décisions en 2025, la cour administrative d'appel de Bordeaux se situe en dessous de la médiane des cours administratives d'appel, qui est de 2 790 décisions par cour (9 cours administratives d'appel dont des décisions sont publiées). Le ressort de la cour administrative d'appel de Bordeaux comprend 12 tribunaux : Bordeaux, Limoges, Pau, Poitiers, la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion, Mayotte, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon. En 2025, ces tribunaux ont rendu ensemble 22 991 décisions. Les arrêts de la cour peuvent être contestés en cassation devant le Conseil d'État.

Tribunaux du ressort de la cour administrative d'appel de Bordeaux
JuridictionDécisions 2025Part de rejetsDélai médian
Tribunal administratif de Bordeaux6 03561 %9 mois
Tribunal administratif de Mayotte3 42661 %19 mois
Tribunal administratif de Pau2 68761 %15 mois
Tribunal administratif de Poitiers2 54866 %15 mois
Tribunal administratif de Limoges2 45771 %9 mois
Tribunal administratif de la Guyane1 98346 %13 mois
Tribunal administratif de La Réunion1 76557 %16 mois
Tribunal administratif de la Guadeloupe1 14657 %11 mois
Tribunal administratif de la Martinique75663 %10 mois
Tribunal administratif de Saint-Martin140––
Tribunal administratif de Saint-Barthélemy48––

Part de rejets et délai non calculés sous 200 décisions dans l'année.

Voir aussi Conseil d'État France

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Comprendre ces chiffres

Le rôle d'une cour administrative d'appel

La cour administrative d'appel réexamine, en fait comme en droit, les jugements des tribunaux administratifs de son ressort lorsqu'ils sont contestés, par le particulier ou par l'administration. Elle peut confirmer le jugement, l'annuler ou le réformer. Son arrêt peut à son tour faire l'objet d'un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État, qui contrôle seulement l'application du droit.

Arrêts et ordonnances

Les décisions comptées ici sont des arrêts et des ordonnances. Un arrêt tranche l'appel après instruction, le plus souvent à l'issue d'une audience publique. Une ordonnance est prise par un juge seul, en urgence ou pour clore un appel sans audience, par exemple lorsqu'il est manifestement irrecevable ou que l'appelant s'est désisté. Les ordonnances comptent dans les volumes, mais pas dans les délais.

Lire le délai médian

Le délai est compté entre l'enregistrement de la requête et l'arrêt. La médiane partage les affaires en deux moitiés : l'une est jugée plus vite, l'autre plus lentement. Elle est préférée à la moyenne, qu'un petit nombre d'affaires très longues suffit à gonfler. Les quartiles donnent la fourchette : un quart des affaires sont jugées avant le premier quartile, un quart après le troisième. Le calcul porte sur les arrêts, hors ordonnances.

Lire la part de rejets en appel

En appel, un rejet laisse en place le jugement contesté, que l'appel vienne du particulier ou de l'administration : la part de rejets ne dit donc pas, à elle seule, qui obtient gain de cause. La famille « annulation ou satisfaction » regroupe notamment les arrêts qui annulent ou réforment le jugement ; les désistements et les non-lieux mettent fin à l'affaire sans arrêt sur le fond.

Les chiffres de cette cour

Devant la cour administrative d'appel de Bordeaux, le droit des étrangers représente 42 % des décisions de 2025, contre 51 % pour l'ensemble des cours administratives d'appel ; l'urbanisme représente 8 % (4 % pour l'ensemble des cours administratives d'appel). La part de rejets et le délai médian varient d'une matière à l'autre : la cour administrative d'appel de Bordeaux et une autre cour ne se comparent donc pas terme à terme sans tenir compte des affaires qui leur sont soumises. Aucune statistique ne permet de prévoir l'issue d'une affaire particulière.

Questions fréquentes

Combien de décisions la cour administrative d'appel de Bordeaux a-t-elle rendues en 2025 ?

La cour administrative d'appel de Bordeaux a rendu 2 621 décisions en 2025, 9 % de moins qu'en 2024, soit 10 % des décisions de l'ensemble des cours administratives d'appel. Les matières les plus fréquentes sont le droit des étrangers (1 099 décisions), l'urbanisme (202 décisions) et la fiscalité (196 décisions).

Quel est le délai médian de jugement de la cour administrative d'appel de Bordeaux ?

En 2025, le délai médian entre l'enregistrement de la requête et la décision est de 20 mois devant la cour administrative d'appel de Bordeaux : un quart des affaires sont jugées en moins de 8 mois, un quart après plus de 25 mois. Pour l'ensemble des cours administratives d'appel, le délai médian est de 15 mois.

Quelle part des décisions de la cour administrative d'appel de Bordeaux sont des rejets ?

En 2025, 71 % des décisions de la cour administrative d'appel de Bordeaux dont l'issue est précisée sont des rejets, contre 75 % pour l'ensemble des cours administratives d'appel. Cette part dépend d'abord des matières jugées : voir « Comprendre ces chiffres ».

Quels tribunaux administratifs relèvent de la cour administrative d'appel de Bordeaux ?

Le ressort de la cour administrative d'appel de Bordeaux comprend les tribunaux de Bordeaux, de Limoges, de Pau, de Poitiers, de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique, de La Réunion, de Mayotte, de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon. Ses arrêts peuvent être contestés en cassation devant le Conseil d'État.