France · Juridiction d'appel · justice administrative
Cour administrative d'appel de Paris
En 2025, la cour administrative d'appel de Paris a rendu 5 067 décisions, 4 % de plus qu'en 2024. 74 % des décisions dont l'issue est précisée sont des rejets et une affaire est jugée en médiane en 13 mois (respectivement 75 % et 15 mois pour l'ensemble des cours administratives d'appel).
- Décisions en 20255 067+4 % sur un an
- Part de rejets74 %contre 75 % pour l'ensemble des cours administratives d'appel
- Délai médian13 moiscontre 15 mois pour l'ensemble des cours administratives d'appel
- Part des décisions d'appel19 %de l'ensemble des cours administratives d'appel en 2025
Activité année par année
Cette section suit, année par année, le nombre de décisions publiées par la cour administrative d'appel de Paris, de 2023 à 2025. Ce nombre mesure l'activité de jugement : il ne se confond pas avec le nombre d'affaires enregistrées la même année, car une affaire peut être jugée plusieurs mois après son dépôt.
Le nombre de décisions de la cour administrative d'appel de Paris est passé de 4 985 en 2023 à 5 067 en 2025, avec un minimum de 4 867 en 2024. En 2025, elle représente 19 % des 27 140 décisions publiées par l'ensemble des cours administratives d'appel (17 % en 2023). La part de rejets est de 74 % en 2025, contre 72 % en 2023 ; le délai médian est de 13 mois en 2025 comme en 2023.
| Année | Décisions | Évolution | Part de rejets | Délai médian |
|---|---|---|---|---|
| 2023 | 4 985 | – | 72 % | 13 mois |
| 2024 | 4 867 | −2 % | 72 % | 12 mois |
| 2025 | 5 067 | +4 % | 74 % | 13 mois |
Séries à partir de 2023, première année complète de publication des décisions de la cour administrative d'appel de Paris. Part de rejets et délai non calculés sous 200 décisions dans l'année.
Les matières jugées
Les décisions sont classées par matière d'après les textes qu'elles citent : droit des étrangers, urbanisme, fiscalité, fonction publique, logement… Le tableau montre les matières qui occupent la cour administrative d'appel de Paris, la part de chacune comparée à celle de l'ensemble des cours administratives d'appel, et la façon dont la part de rejets et le délai médian changent d'une matière à l'autre.
Le droit des étrangers est la matière la plus fréquente devant la cour administrative d'appel de Paris : 2 566 décisions en 2025 (2 % de moins qu'en 2024), soit 51 % des décisions de la cour administrative d'appel de Paris, contre 51 % pour l'ensemble des cours administratives d'appel. Suivent la fiscalité (12 %) et la fonction publique (5 %). Les autres matières, c'est-à-dire les décisions sans texte caractéristique, regroupent 21 % des décisions. La répartition par matière est proche de celle de l'ensemble des cours administratives d'appel : l'écart reste inférieur à 5 points pour chaque matière. Parmi les matières d'au moins 200 décisions de la cour administrative d'appel de Paris, la part de rejets va de 75 % pour la fiscalité à 80 % pour le droit des étrangers. Le délai médian va de 9 mois pour le droit des étrangers à 18 mois pour la fiscalité et la fonction publique.
| Matière | Décisions 2025 | Part | Part : Cours administratives d'appel | Part de rejets | Délai médian |
|---|---|---|---|---|---|
| Droit des étrangers | 2 566 | 51 % | 51 % | 80 % | 9 mois |
| Fiscalité | 609 | 12 % | 8 % | 75 % | 18 mois |
| Fonction publique | 249 | 5 % | 6 % | 78 % | 18 mois |
| Droit du travail | 126 | 2 % | 2 % | – | – |
| Aide et sécurité sociales | 97 | 2 % | 1 % | – | – |
| Santé publique | 80 | 2 % | 1 % | – | – |
| Collectivités et domaine public | 66 | 1 % | 2 % | – | – |
| Police et sécurité intérieure | 62 | 1 % | 1 % | – | – |
| Urbanisme | 54 | 1 % | 4 % | – | – |
| Marchés et contrats publics | 27 | 1 % | 1 % | – | – |
| Éducation | 21 | 0,4 % | 0,3 % | – | – |
| Environnement et agriculture | 15 | 0,3 % | 2 % | – | – |
| Logement | 13 | 0,3 % | 0,3 % | – | – |
| Permis de conduire | 8 | 0,2 % | 0,2 % | – | – |
| Élections | 5 | 0,1 % | 0,03 % | – | – |
| Autres matières | 1 069 | 21 % | 19 % | 63 % | 13 mois |
Matière déterminée d'après les textes cités par chaque décision ; « autres matières » regroupe les décisions sans texte caractéristique. Part de rejets et délai non calculés sous 200 décisions dans l'année.
Délais de jugement
Le délai de jugement est le temps écoulé entre l'enregistrement de la requête et la décision. Il est résumé par la médiane : la moitié des affaires sont jugées plus vite, l'autre moitié plus lentement ; les quartiles encadrent ce repère. Seuls les jugements et arrêts entrent dans le calcul, pas les ordonnances. Le graphique répartit les décisions de la cour administrative d'appel de Paris par tranche de durée.
En 2025, la cour administrative d'appel de Paris juge une affaire en médiane en 13 mois : un quart des affaires sont jugées en moins de 10 mois, un quart attendent plus de 18 mois. Cette médiane était de 12 mois en 2024. Elle est inférieure à celle de l'ensemble des cours administratives d'appel (15 mois). Ce délai est calculé sur 2 942 des 5 067 décisions de l'année (jugements et arrêts, hors ordonnances).
- Un quart des affaires jugées enmoins de 10 moispremier quartile
- Délai médian13 moiscontre 15 mois pour l'ensemble des cours administratives d'appel
- Un quart des affaires attendent plus de18 moistroisième quartile
- Décisions comptées2 942sur 5 067 décisions en 2025
| Durée | Cour administrative d'appel de Paris | Cours administratives d'appel |
|---|---|---|
| < 3 mois | 3 % | 4 % |
| 3-6 mois | 7 % | 7 % |
| 6-12 mois | 35 % | 26 % |
| 1-2 ans | 47 % | 45 % |
| 2-3 ans | 6 % | 14 % |
| > 3 ans | 2 % | 4 % |
Voir aussi les délais de toutes les juridictions
Jugements et arrêts, hors ordonnances (référés et ordonnances de tri), délai compté depuis la première requête enregistrée. Non calculé sous 200 décisions dans l'année.
Issue des affaires
L'issue résume le sens de la décision. En appel, un rejet laisse en place le jugement contesté, que l'appel vienne du particulier ou de l'administration : la part de rejets ne dit donc pas, à elle seule, qui obtient gain de cause. Le graphique place la cour administrative d'appel de Paris à côté de l'ensemble des cours administratives d'appel.
Parmi les 5 005 décisions de 2025 dont l'issue est précisée, 74 % sont des rejets, 18 % des annulations ou satisfactions de la demande et 6 % des désistements ou non-lieux, qui mettent fin à l'affaire sans jugement sur le fond. Pour l'ensemble des cours administratives d'appel, ces parts sont de 75 %, 17 % et 5 %. Par rapport à 2024, la part de rejets de la cour administrative d'appel de Paris est en hausse de 2 points.
- Cour administrative d'appel de Paris
- Cours administratives d'appel
- Rejet
- Annulation ou satisfaction
- Non-lieu
- Désistement
- Renvoi ou transmission
- Autres issues
| Issue | Décisions 2025 | Part | Part : Cours administratives d'appel |
|---|---|---|---|
| Rejet | 3 695 | 74 % | 75 % |
| Annulation ou satisfaction | 888 | 18 % | 17 % |
| Non-lieu | 95 | 2 % | 2 % |
| Désistement | 193 | 4 % | 3 % |
| Renvoi ou transmission | 134 | 3 % | 3 % |
Décisions dont l'issue est précisée et classée, hors décisions avant dire droit (expertise, instruction).
Situer la juridiction
Cette section situe la cour administrative d'appel de Paris parmi les cours administratives d'appel : son volume de décisions par rapport à la médiane, les tribunaux administratifs de son ressort et la juridiction de cassation.
Avec 5 067 décisions en 2025, la cour administrative d'appel de Paris se situe au-dessus de la médiane des cours administratives d'appel, qui est de 2 790 décisions par cour (9 cours administratives d'appel dont des décisions sont publiées). Le ressort de la cour administrative d'appel de Paris comprend 6 tribunaux : Paris, Melun, Montreuil, Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna. En 2025, ces tribunaux ont rendu ensemble 60 491 décisions. Les arrêts de la cour peuvent être contestés en cassation devant le Conseil d'État.
| Juridiction | Décisions 2025 | Part de rejets | Délai médian |
|---|---|---|---|
| Tribunal administratif de Paris | 31 106 | 47 % | 5 mois |
| Tribunal administratif de Montreuil | 15 121 | 48 % | 9 mois |
| Tribunal administratif de Melun | 13 336 | 53 % | 10 mois |
| Tribunal administratif de la Polynésie française | 610 | 64 % | 6 mois |
| Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie | 318 | 69 % | 6 mois |
Part de rejets et délai non calculés sous 200 décisions dans l'année.
Voir aussi Conseil d'État France
Comprendre ces chiffres
Le rôle d'une cour administrative d'appel
La cour administrative d'appel réexamine, en fait comme en droit, les jugements des tribunaux administratifs de son ressort lorsqu'ils sont contestés, par le particulier ou par l'administration. Elle peut confirmer le jugement, l'annuler ou le réformer. Son arrêt peut à son tour faire l'objet d'un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État, qui contrôle seulement l'application du droit.
Arrêts et ordonnances
Les décisions comptées ici sont des arrêts et des ordonnances. Un arrêt tranche l'appel après instruction, le plus souvent à l'issue d'une audience publique. Une ordonnance est prise par un juge seul, en urgence ou pour clore un appel sans audience, par exemple lorsqu'il est manifestement irrecevable ou que l'appelant s'est désisté. Les ordonnances comptent dans les volumes, mais pas dans les délais.
Lire le délai médian
Le délai est compté entre l'enregistrement de la requête et l'arrêt. La médiane partage les affaires en deux moitiés : l'une est jugée plus vite, l'autre plus lentement. Elle est préférée à la moyenne, qu'un petit nombre d'affaires très longues suffit à gonfler. Les quartiles donnent la fourchette : un quart des affaires sont jugées avant le premier quartile, un quart après le troisième. Le calcul porte sur les arrêts, hors ordonnances.
Lire la part de rejets en appel
En appel, un rejet laisse en place le jugement contesté, que l'appel vienne du particulier ou de l'administration : la part de rejets ne dit donc pas, à elle seule, qui obtient gain de cause. La famille « annulation ou satisfaction » regroupe notamment les arrêts qui annulent ou réforment le jugement ; les désistements et les non-lieux mettent fin à l'affaire sans arrêt sur le fond.
Les chiffres de cette cour
Devant la cour administrative d'appel de Paris, le droit des étrangers représente 51 % des décisions de 2025, contre 51 % pour l'ensemble des cours administratives d'appel ; la fiscalité représente 12 % (8 % pour l'ensemble des cours administratives d'appel). La part de rejets et le délai médian varient d'une matière à l'autre : la cour administrative d'appel de Paris et une autre cour ne se comparent donc pas terme à terme sans tenir compte des affaires qui leur sont soumises. Aucune statistique ne permet de prévoir l'issue d'une affaire particulière.
Questions fréquentes
Combien de décisions la cour administrative d'appel de Paris a-t-elle rendues en 2025 ?
La cour administrative d'appel de Paris a rendu 5 067 décisions en 2025, 4 % de plus qu'en 2024, soit 19 % des décisions de l'ensemble des cours administratives d'appel. Les matières les plus fréquentes sont le droit des étrangers (2 566 décisions), la fiscalité (609 décisions) et la fonction publique (249 décisions).
Quel est le délai médian de jugement de la cour administrative d'appel de Paris ?
En 2025, le délai médian entre l'enregistrement de la requête et la décision est de 13 mois devant la cour administrative d'appel de Paris : un quart des affaires sont jugées en moins de 10 mois, un quart après plus de 18 mois. Pour l'ensemble des cours administratives d'appel, le délai médian est de 15 mois.
Quelle part des décisions de la cour administrative d'appel de Paris sont des rejets ?
En 2025, 74 % des décisions de la cour administrative d'appel de Paris dont l'issue est précisée sont des rejets, contre 75 % pour l'ensemble des cours administratives d'appel. Cette part dépend d'abord des matières jugées : voir « Comprendre ces chiffres ».
Quels tribunaux administratifs relèvent de la cour administrative d'appel de Paris ?
Le ressort de la cour administrative d'appel de Paris comprend les tribunaux de Paris, de Melun, de Montreuil, de Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française et de Wallis-et-Futuna. Ses arrêts peuvent être contestés en cassation devant le Conseil d'État.